Pour terminer ce mois d’août estival, et avant de commencer septembre, le mois des récoltes et des vendanges dans la plupart des vignobles de l’hémisphère nord, il fallait terminer par une note proche de la vigne et du vin, et l’occasion s’est présentée d’aborder une question importante, celle de la relation entre un sol fameux et à forte renommée pour le vin, à savoir l’argile, et la vigne elle-même, avec une vision mondiale et aussi large que possible.

Plusieurs constats se présentent à nous :

  • L’argile se présente dans nombre de grands vignobles mondiaux aussi bien en France, qu’en Australie où aux Etats Unis
  • Elle a quelques aspects qui peuvent la rendre idéale en viticulture
  • Elle a une particularité, celle de retenir l’eau dans les climats chauds et secs
  • Sa richesse en azote est un vrai atout dans le cadre de la construction des protéines, des enzymes, de certains acides et des pigments par la vigne
  • Autre aspect, sa production de potassium qui servira pour la vigne à la production de sucres et des amidons, ainsi que celle du phosphore qui sera un bon moyen d’agir sur l’éclosion des bourgeons fructifères
  • Enfin point très significatif, elle permettra de maintenir des températures fraîches et constantes sous le feuillage, et ainsi de maintenir de bonnes acidités finales, nécessaires au bon équilibre du vin.

Quelques défauts cependant, qui restent essentiellement liés aux questions de mauvais drainage dans des zones humides et maritimes ; elle reste aussi difficile à travailler par sa texture épaisse et grasse, si l’on compare à des sols calcaires, sableux ou graveleux.

Pour ceux qui ne seraient pas convaincus des  qualités des sols argileux, il suffit simplement de citer les zones magistrales où l’argile donne ses meilleurs résultats : Pomerol à Bordeaux, Barossa valley en Australie, Napa valley en Californie, Vosne-Romanée en Bourgogne ou La Rioja et Ribera del Duero en Espagne….

On pourrait terminer en concluant que ses cépages favoris restent la syrah et le merlot, mais que le tempranillo et le pinot noir, peuvent y trouver des terroirs idéaux et produire parmi les meilleurs vins rouges du monde ! Un seul mot pourrait résumer son action bienfaitrice : « la puissance dans la finesse »

Sources : www.oiv.int/ www.winemag.com

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