Pourquoi les vins de Bordeaux ne vont pas bien….

bouteille de vins rouge

Rien de telle qu’une analyse menée par les journalistes du journal économique « Les Echos » sur le sujet qui intéresse à la fois les professionnels et les amateurs des vins de cette région historique actuellement dans un creux économique.

Des données chiffrées sont toujours plus explicites que d’interminables palabres…

Déjà il faut savoir que sur les 5 millions d’hectolitres produits en moyenne dans cette région viticole, aujourd’hui environ 1.5 million ne trouve pas preneur, un différentiel qui en dit long et qui justifie assez bien les raisons de l’arrachage, qui tournera autour des 9/10 000 hectares dans ces quelques mois.

Ensuite il faut savoir que le vin rouge qui représente encore 85% de la production locale n’est plus tout à fait dans les goûts des consommateurs actuels, et encore plus les vins boisés qui ont fait dans le passé la gloire bordelaise dans le monde. Les ventes de cette couleur ont chuté de 36% en dix ans.

Le public se tourne désormais davantage vers les vins rosés et les vins blancs secs ; sur la période 2010/2020, la grande distribution a vendu 108 millions de litres de rouge en moins, mais 51 millions de litres de rosé en plus et quelques 7.2 millions de vin blanc aussi en plus.

Les vins rouges de Bordeaux qui se mariaient correctement avec les viandes rouges, surtout le bœuf, chutent aussi parce que la consommation de cette viande en France est fortement en recul (- 12%) sur la dernière décennie.

Quasiment tous les indicateurs sont en berne, suite aussi aux intempéries des dernières années de récolte, qui ont en partie diminué les rendements et augmenté les coûts de production. Le vin en vrac qui faisait les belles affaires du négoce, sont tombées en chute libre, en liaison aussi avec le marché chinois qui s’est réduit en peau de chagrin…

Il faut donc actuellement arracher et arrêter les productions inutiles qui n’ont plus de liens de qualité avec le marché d’aujourd’hui ; 9 500 hectares vont constituer une première tranche.

Un autre chiffre alarmant, celui des viticulteurs en difficulté, environ 1370, dont les surfaces en culture constituent autour de 35 000 has de vignoble et dont un quart disent arrêter complètement leur activité. Beaucoup d’exploitations sont à vendre avec peu d’acheteurs potentiels et de nombreuses parcelles sont en friche, entre 2000 et 6000 hectares pour les années qui arrivent.

Un autre élément explique aussi ce recul, le retrait des français en matière de consommation de vin, on est tombé à 40 litres par an et par personne de plus de 15 ans et les chiffres continuent de baisser….Les repas traditionnels familiaux à rallonge et tout simplement le schéma de 2 repas par jour s’essouffle et provoque ce non intérêt pour le vin, devenu « has been »…

Dernier constat du jour et de la période, les 2/3 des consommateurs de vin ont plus de 55 ans et l’avenir s’annonce compliqué pour la filière ; seul point positif, on boit mieux mais moins, on recherche davantage la qualité, mais cela est déjà aussi un vieux concept !

Source : www.lesechos.fr

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