La Corée du sud est au sein de l’Asie un marché singulier, très sensible aux variations économiques, qui poursuit son développement après être parti de quasiment zéro dans les années 90. Après les années Covid qui ont porté un coup violent à son essor, la filière reprend des forces et affiche en 2026 une bonne santé, avec une baisse relative de 0.8% en volume mais en baisse de plus de 4% en valeur, ce qui donne un total de 27 millions de litres importés sur les 6 premiers mois de l’année 2026, cela étant encore loin des grandes années comme 2022 et ses 77 millions de litres sur 12 mois d’un exercice complet !
L’Espagne, le Chili, la France et l’Italie restent ses principaux fournisseurs, l’Institut coréen de promotion des statistiques commerciales nous donne une vision assez précise de la situation présente et de ses orientations futures. Ces 4 pays ont vu leurs positions modifiées en raison du prix global des vins importés pour chacun d’entre eux, et c’est l’Espagne qui est aujourd’hui le premier exportateur sur la Corée avec une croissance de 13%, cela étant dû principalement aux exportations de vin en vrac. Le Chili est passé en seconde position suite à une chute massive de 16%.
La France toujours sur le podium maintient ses positions grâce à des vins de type premium, qui lui permettent d’avoir le leadership en valeur sur ce pays, avec un chiffre d’affaire de plus de 70 millions d’euros et une position dominante depuis plus de 6 mois.
Enfin l’Italie affiche un comportement sur courant alternatif, mais enregistre une baisse globale de plus de 7% … et donc un recul significatif !
Depuis une dizaine d’années, la Corée du sud se positionne comme une destination de grand intérêt stratégique à long terme avec une croissance attractive en Asie, le plus compliqué pour les opérateurs étant de veiller à conserver des marges correctes afin de maintenir la rentabilité. Ce point reste la principale difficulté de l’Espagne qui est parvenue à performer sur ce marché avec des vins d’entrée de gamme et le vrac, mais qui a du mal à faire rentrer ses vins d’appellation sur ce marché contrairement à la France.
Si la stabilité économique et politique du pays se confirme, on peut donc espérer de bons résultats pour les opérateurs français, les consommateurs locaux étant toujours de grands fans des vins de l’hexagone.
Source: www.thedrinksbusiness.com