En ce samedi 4 juillet 2026, le Président américain Donald Trump et son gouvernement ont célébré les 250 ans de l’Indépendance du pays, à savoir lorsque les 13 premiers états américains se sont séparés du Royaume-Uni et ont décidé de faire route tous seuls, dans un souci d’égalité, de liberté et d’indépendance vis-à-vis de l’ogre britannique.
Bien qu’il soit difficile de remonter jusqu’aux alcools produits par les indiens d’Amérique ou amérindiens, on peut sérieusement se poser la question de la consommation d’alcool sur le continent avant l’arrivée des européens, qu’ils fussent anglais, espagnols, portugais ou français. Il semble que le maïs, les agaves et aloès, voire les haricots, devaient déjà générer des fermentations ou du brassage, mais l’histoire archéologique n’a pas pu apporter de réelles certitudes quant aux réponses raisonnables à apporter à ces questions.
On se limitera donc en 2026, à ce qui reste confirmable, avec des preuves solides et on se bornera à reprendre les origines de l’élaboration d’alcool depuis le fameux « Independance Day » du 4 juillet 1776, que cela soit lié à une production de vin ou à une distillation d’alcool.
En 1698 apparait le nom de Laird & Compagnie dans le New Jersey, cette première distillerie liée à l’écossais William Laird, qui produisait déjà de l’Applejack, une eau-de-vie de pomme américaine et cette compagnie était le fournisseur officiel de George Washington et cette entreprise demeure aujourd’hui un des principaux producteurs mondiaux d’eau-de-vie, ainsi que d’autres eaux-de-vie aromatisées ou vieilles, et à ce jour, elle détient le titre de la plus ancienne distillerie des Etats-Unis toujours en activité.
En 1775, dans le Kentucky apparait un autre nom mythique de la distillation, à savoir la distillerie Buffalo Trace, distillerie qui a continué à fonctionner même durant la prohibition, grâce à la production de whisky médicinal. C’est aussi la maison la plus primée au monde sur ce type de boisson, et réellement en pleine activité en ce moment avec la production des marques George T. Stagg, Pappy Van Winkle et Blanton’s, le premier bourbon single barrel du monde.
En 1797, apparait l’entreprise Baker-Bird, dans le Kentucky, cumulant à la fois l’activité de domaine viticole et de distillerie ; après une période d’inactivité elle a été relancée en 2009.
En 1805, la distillerie Burks, toujours dans le Kentucky, apparait et deviendra célèbre par la production de la marque de bourbon Maker’s Mark, dont elle produit encore 34 millions de caisses par an, les bâtiments de la distillerie ayant été classés comme « monument historique national » en 1980.
Les premiers grands vignobles apparaitront plus tard, le premier d’entre eux, Brotherhood, arrivera en 1839 dans l’Etat de New York ; le premier millésime est sorti la même année. La production continuera même durant la prohibition avec des vins médicinaux et des vins de messe ; aujourd’hui c’est un des domaines les plus modernes de l’état surtout depuis la rénovation des chais en 2010. Son cépage mythique reste le riesling qui a fait sa réputation.
En 1855, apparait le domaine viticole Adam Puchta dans le Missouri fondé par un immigré allemand du même nom et aujourd’hui le domaine continue son aventure avec des vins issus de cépages franco-américains et de cépages autochtones comme le Norton, le Chambourcin et le Vignoles.
1857, est le départ du domaine Buena Vista, démarré par Agoston Haraszthy, considéré comme le père de la viticulture californienne ; ce domaine réalisa ses premières caves en 1863 et a importé des centaines de boutures de vignes européennes afin de démarrer ses activités avec le plus de réussite possible. Aujourd’hui ce sont les pinots et les chardonnays qui dominent la production.
En 1861, le domaine Charles Krug apparait à son tour, après un héritage de quelques 200 hectares de vigne ; a ce jour c’est la famille d’origine italienne Mondavi qui dirige les opérations sur la propriété viticole. La réputation de ce domaine s’est faite autour des vins de cépage cabernet sauvignon.
1875 annonce le nom fameux de Jack Daniel’s connu mondialement et qui exporte aujourd’hui dans plus de 170 pays, son célébrissime Old No.7.
Pour terminer ces petits rappels historiques, en 1883, les domaines Wente apparaissent, et en 2026, 75% des vignes de chardonnay de Californie se trouvent ici ; un des rares domaines américains utilisant des tracteurs électriques afin de répondre aux besoins du développement durable…
Voila donc en quelques lignes ce qui a marqué le chemin de cette industrie viticole qui a été bouleversée pendant les années 1920 à 1933 par cette période noire appelée « prohibition », 2026 étant un autre tournant sensible pour cette filière, de part les changements de comportement des consommateurs américains et d’autre part le changement climatique qui affecte considérablement la viticulture dans ce pays comme dans bien d’autres….
Source : www.thedrinksbusiness.com
