Il est toujours important dans des périodes compliquées économiquement que nous vivons aujourd’hui de faire le point sur l’évolution des marchés, eux-mêmes liés à celles des productions et des consommations ; les derniers chiffres ressources publiés par l’O.I.V, l’Organisation Internationale de la Vigne et du Vin, avec ses 51 pays membres au potentiel de 90% de la production mondiale sont donc fondamentaux !
Ces données ont été en partie publiées lors du dernier Congrès Mondial en mai dernier à Yinchuan en Chine et complétées par la suite avec les résultats des récoltes de l’hémisphère sud, terminées à ce jour, avant que la partie nord rentre dans la production 2026, qui s’annonce d’ors et déjà précoce.
Quelques points fondamentaux dans l’ordre chronologique :
1° L’Italie consolide sa position de premier producteur mondial grâce à des conditions climatologiques plutôt favorables sur l’année 2025. C’est le sud italien qui s’en sort pour le mieux alors que pour le centre et le nord du pays les rendements sont plutôt sur le recul. Le seul pays au dessus des 40 millions d’hectolitres et pratiquement à 45 millions en 2025.
2° La France se classe deuxième avec des volumes nettement inférieurs à sa moyenne historique, les vagues de chaleur successives et la sècheresse en phase de maturation ont touché quasiment totes les régions. L’arrachage y bat son plein, ce qui accroit le déficit de production. Un recul très net à 36 millions d’hectolitres en 2025.
3° l’Espagne est en troisième place, après une succession d’années porteuses de sécheresse presque extrême, les rendements sont en berne, surtout dans la zone centrale Castilla La Mancha qui est fortement impactée. Seulement 28 millions d’hectolitres pour la péninsule ibérique.
4° Les Etats-Unis restent le quatrième producteur mondial, malgré une baisse des volumes, liée aux conditions climatiques difficiles mais aussi en raison de la politique prudente de la Californie concernant la production en raison de la baisse de la consommation intérieure du pays. 20 millions d’hectolitres produits.
5° L’Australie, après avoir connu des années compliquées, ce pays reste le premier producteur de l’hémisphère sud, et grâce à sa reprise commerciale avec la Chine, un de ses clients principaux, une reprise est en train de se dessiner et confirme sa position de leadership. Un redressement avec pratiquement 11 millions produits en cette année 2025.
6° L’Argentine accroche une 6ème place méritée avec 10 millions d’hectolitres et reste leader de l’Amérique du sud devant son principal concurrent le Chili.
7° L’Afrique du sud maintient le cap avec ses 9.5 millions d’hectolitres grâce à un climat tempéré et le peu d’attaques sérieuses de maladies de la vigne.
8° Le Chili confirme son rang de producteur incontournable d’Amérique du sud avec ses 8.5 millions d’hectolitres mais enregistre quand même sa quatrième année consécutive de baisse, suite à des difficultés d’alimentation en eau et aussi une baisse de la demande mondiale quant aux vins de ce pays.
9° L’Allemagne arrive en 9ème place avec une manne de vins blancs aromatiques au goût du jour, avec 7.5 millions d’hectolitres produits sur ce millésime.
10° Le Portugal, nation traditionnelle dans la tradition viticole affiche certes du recul mais reste dans le top 10 avec un peu plus de 6 millions d’hectolitres récoltés.
Pour les autres producteurs significatifs, à signaler un net recul de la Chine, qui a reculé en 18ème position après avoir tutoyé les Top 3 il y a quelques années.
A noter aussi la bonne progression de certains pays de l’Est européen, qui accélèrent et progressent suite à une demande mondiale assez forte, à savoir la Géorgie et la Moldavie, qui restent très compétitives quant au rapport qualité/prix.
Enfin toujours pour les bons résultats, 2 pays progressent positivement sur 2025, la Nouvelle-Zélande avec une saison exceptionnelle et une récolte proche des 3 millions d’hectolitres et le Brésil, qui a connu un fort rebond après plusieurs années minimalistes avec 2.5 millions d’hectolitres.
Une bonne synthèse pour mieux comprendre la situation mondiale et les enjeux suite à une consommation qui persiste à reculer !
Sources : www.tecnovino.com/www.oiv.org
