On sait que le métier de courtier est une marche importante entre la production (vignerons, châteaux, caves coopératives) et les commerçants que l’on appelle plutôt « négociants » à Bordeaux ou Maisons de vins. Ce schéma directeur s’est établi à l’époque où les marchands de vin étaient sédentaires et installés dans les ports (Bordeaux et Libourne principalement), loin des lieux de production, et ce sont les courtiers à l’époque qui feront le lien entre les deux autres parties. On se souvient aussi que les courtiers se sont chargés du prélèvement des vins lors du fameux classement de 1855 et leur rôle reste fondamental aujourd’hui dans le cadre de la garantie des transactions commerciales.

On attendait depuis quasiment 6 ans les derniers décrets pour établir les règles de base pour devenir courtier, formation et examen, ainsi que l’établissement d’un registre national permettant de vérifier immédiatement la véracité des déclarations d’un courtier supposé…Le titre de courtier désormais validera une vente parfaite et permettra d’éviter des interventions de tiers qui n’ont pas le titre, et sont des agents commerciaux ou des commissionnaires.

L’examen de courtier pourra maintenant se passer après une période minimum de 6mois dans un bureau de courtage ; l’examen lui-même sera plus structuré, et mis en place au travers de connaissances requises sur le métier, le vin et la filière ; par ailleurs les courtiers déjà en place auront 6 mois pour s’inscrire au registre professionnel en cours d’élaboration, ce qui fera disparaître la carte professionnelle qui deviendra donc obsolète.

Les courtiers sont rassemblés dans une fédération qui regroupe aujourd’hui environ 260 professionnels, sur les 340 enregistrés comme tels. La profession étant en phase de recul depuis plusieurs années, ces réaménagements vont certainement raviver l’intérêt des jeunes vers ce métier passionnant.

Souhaitons donc que cette profession se relance, elle mélange à la fois des qualités dans le relationnel (échanges avec vignerons et négociants), des connaissances fondamentales quant aux règles commerciales du marché français et international dans certains cas, une approche précise de la dégustation du vin, il s’agit donc d’une profession à part entière…

Sources : JO/Vitisphère/Légifrance

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