La renaissance du cépage « chauché gris » !

bocos vignes conservatoire 650x367

Ce week-end un article dans le sud-ouest week-end a retenu toute notre attention puisqu’il portait sur un vieux cépage utilisé en Charente, et qui a semble-t-il retrouvé une partie de sa crédibilité à notre époque avec les aléas du changement climatique, de quoi s’agit-t-il ?

A priori ce cépage a été déjà repéré en 1212, dans les provinces d’Aunis et de Saintonge et son heure de gloire a duré 5 à 6 siècles. A l’origine introduit par les moines de l’Abbaye de Cîteaux en Bourgogne et est beaucoup plus connu dans le Jura sous le nom de cépage trousseau. Il est aussi connu en Californie sous le nom de « grey riesling » sans vraiment savoir pourquoi… C’est un des rares à s’être acclimaté en zone océanique, et il devient un des cépages emblématiques du vignoble charentais, surtout vers La Rochelle et les îles, Oléron et Ré. Ces vins blancs acidulés s’exportent bien vers les pays du nord de l’Europe, Hollande, Angleterre et pays nordiques.

Puis arrive l’avènement des eaux-de-vie et du Cognac, qui vont produire les fameux « brandewinj » distillés par les hollandais, et là malheureusement, le chauché ne convient plus car trop aromatique et trop riche en sucres ; au début du XVIIIème siècle il est fortement pénalisé par les grandes gelées d’hiver et il dépérit peu à peu. Quelques treilles ont subsisté dans les îles car le phylloxéra n’aime pas l’eau et ainsi en 2003, une vieille treille sur la commune de Couarde-sur-mer permet de réactiver cette variété ainsi que quelques pieds du côté de Chaucre

Un programme de sauvegarde est lancé scientifiquement, et il entre au Conservatoire de Cognac et des expérimentations durent quelques années, ce qui permet à ce raisin de rentrer au catalogue des cépages en 2011, puis d’être inscrit au cahier des charges de l’indication d’origine géographique protégée des vins charentais en 2014.

On peut évaluer aux environs de 4 hectares plantés en Charente vers 2020, et à ce jour où nous écrivons ces lignes 7 à 8 vignerons locaux utilisent ce cépage.

On peut conseiller 3 adresses pour s’en procurer : chez Chapon à Ozillac, chez Dhiersat à Rouillac et enfin au domaine Le Guimbelot à Saint Sornin.

On peut le décrire comme étant parfumé, avec des notes de fruits secs et d’abricot, une bouche avec une bonne texture beurrée et salée, une finale balsamique, certainement pas un adepte du bois, mais surement idéal pour accompagner quelques poissons de rivière ou des fromages crémeux.

Source : www.sudouest.fr

Les derniers articles

Catégories d’articles

Vous cherchez un emploi ou un stage ?

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter pour rester au courant de toutes nos actualités.

Ce champ n’est utilisé qu’à des fins de validation et devrait rester inchangé.