La coupe du monde de football qui s’est terminée dimanche dernier a déclenchée comme il était prévu une surconsommation de bière sur la planète et tous les grands groupes et marques célèbres avaient préparé l’évènement en sur-stockant leurs entrepôts depuis le début de l’année.
L’élimination précoce de certaines équipes venant de pays gros consommateurs a cependant modifié les pronostics des cabinets d’experts expérimentés, et les chiffres sont certes en hausse, mais la consommation globale est restée modérée compte tenu du départ rapide du Brésil, de l’Allemagne et de la Colombie. Le cabinet Morgan Stanley a récemment indiqué que la hausse de consommation mondiale avait augmenté de 17% pendant l’évènement au lieu des 24% initialement prévus.
D’après les analystes, parmi les grands brasseurs, c’est Carlsberg qui semble avoir réalisée les meilleurs scores en liaison directe avec les excellents parcours du Royaume-Uni, de la France, de la Suisse et de la Norvège. Le brasseur danois est très bien implanté sur ces différents marchés et Morgan Stanley avait prédit avant les épreuves de la compétition que le groupe brassicole vainqueur serait celui dont les pays d’activité majeure seraient les derniers qualifiés et ce à partir des quarts de finale. Il semble que tous les matchs se déroulant après ce cap réveillent les ardeurs des fans et des supporters plus que de coutume.
Le groupe AB InBev a perdu des points de croissance par rapport à l’élimination du Brésil, baisse compensée par le fait que ce groupe avait acquit la position de sponsor officiel du tournoi, et qu’il a été performant dans les villes hôtes des 3 pays d’accueil de la compétition.
Heineken et Royal Unibrew, ont équilibré leurs résultats compte tenu des coûts de promotion et d’investissement dans le cadre de ce challenge de football international.
Une étude menée avant la compétition sportive avait indiqué que 22% des consommateurs d’alcool dans le monde prévoyaient de regarder les matches dans les pubs, les bars ou les restaurants, cette approche étant vraiment marquée pour la tranche d’âge 18/34 ans.
Les villes hôtes étasuniennes ont réellement marqué des points, comme Boston qui a bénéficié de matches avec l’équipe d’Ecosse et donc de la consommation assidue de ses supporters.
D’après les économistes aussi, le match Angleterre Panama, en phase de poule aurait occasionné la vente de quelques 8 millions de pintes au Royaume-Uni pendant les 90 minutes.
D’autres exploitants ont fait état d’une demande croissante sur des long drinks, le spritz et les bières sans alcool.
En conclusion et en dehors de la réussite de Carlsberg, les distributeurs de boissons alcoolisées ont certainement récupéré quelques subsides liés à cette longue bataille footballistique qui a duré quelques 5 semaines et a provoqué un engouement inégalé à ce jour !
L’avenir s’annonce sereinement dans la mesure où l’organisateur la FIFA, veut encore augmenter le nombre d’équipes participantes pour les années à venir, ce qui ne pourra qu’augmenter les affaires de la filière alcool avec un grand A.
On se revoir en 2030 !
Source : www.thedrinksbusiness.com