Des expérimentations effectuées dans le Roussillon cette année ont donné des résultats assez probants quand à l’influence des panneaux solaires en liaison avec le développement de la vigne et des différents constituants chimiques du raisin. Il ne s’agit pas ici de panneau pour produire de l’électricité mais de panneaux mobiles permettant de se préserver du soleil suivant la période de la journée et la présence de grosse chaleur au temps T.
Il s’agit donc de panneaux articulés qui sont installés en bordure de rang et qui peuvent suivant leur orientation, faire plus ou moins d’ombre sur les ceps et ainsi freiner la maturité du raisin, éviter les brûlures liées aux rayonnements solaires puissants et permettre un développement de la plante mieux raisonné et moins dépendant du soleil.
La société Ecoportal mène ces expérimentations et en 2026, les résultats constatés dans le département du Roussillon ont été les suivants pour les vignes accompagnées dans leur développement par un panneau solaire :
- Rendement à l’hectare : chardonnay – 60%, Marselan – 30%, Grenache blanche -10%
- Augmentation de l’acidité totale avec des pourcentages variés
- Diminution de la richesse en sucres avec des pourcentages variés
- Diminution de la consommation d’eau de 20 à 70% suivants les cépages et les parcelles
Ces panneaux solaires sont aussi modulables afin de permettre le passage des véhicules et machines agricoles au gabarit particulier, ce qui représente un autre avantage.
Alors que sur certaines zones on a pu constater cette année des températures à l’ombre supérieures à 44° lors de la canicule du mois de juin par exemple, les solutions techniques pérennes et efficaces sont activement recherchées par les vignerons, sous peine de se retrouver avec des raisins impropres à la production de vin de qualité, et à moyen terme de pénaliser fortement les entreprises de la filière…
Il semble donc que grâce aux panneaux solaires protecteurs, on se retrouve dans la même situation que la conduite de vigne en « parral » ou en « pergola » et que l’on puisse donc envisager de continuer cette culture avec des résultats positivement orientés vers ce que recherche le consommateur, à savoir des vins fruités, acidulés et à moindre potentiel en alcool ; cette recherche est donc à pérenniser surtout avec l’augmentation des températures du futur.
Source : www.thedrinksbusiness.com