La climatologie de l’année 2026 aura été incroyable pour la région champenoise, avec du gel, 5 grosses vagues de chaleur et des vendanges précoces jamais vues précédemment…
A la mi-septembre tout était fini et les vendangeurs repartaient vers d’autres régions aux récoltes plus tardives, afin de continuer à gagner quelques sous et de rentrer plus tard chez eux avec un petit pécule, qui de nos jours s’amenuise d’année en année. Le souvenir de ce millésime restera certainement longtemps dans les mémoires de ceux qui l’ont vécu, de A à Z, avec toutes les péripéties climatologiques, une année d’enfer comme disent certains !
Cela a commencé par un coup de gel qui a détruit environ 40% des bourgeons du vignoble, puis se sont enchainées 5 vagues de chaleur à quelques jours d’intervalle et enfin des vendanges qui ont commencé pour certains à partir du 6 août. Les chiffres analytiques sont surprenants avec des vins qui ont des acidités inférieures de quasiment 2 g/l à la normale et des taux d’alcool supérieurs à la normale, on se retrouve avec des vins opulents voire volumineux, avec une garde qui sera certainement de courte durée.
Le cépage meunier, contrairement à son profil oeno-climatique a finalement donné des vins excellents, ce qui pourrait être un atout important dans le cadre d’assemblages futurs. Cette année atypique a aussi finalement donné des vins à structure épaisse et cela pourrait représenter la signature du millésime.
Cette année à élaboré aussi un des rendements des plus faibles de l’époque moderne, 8.800 kgs par hectare, très loin des 12 000 kgs des années 2022 par exemple : on vise au final une production de 250 millions de bouteilles, afin de limiter les stocks et de garder des prix stables. Finalement nous sommes à 7 000 kgs par hectare au final soit quasiment 30% de moins qu’en 2025 ; ces vins seront au plus tôt mis sur le marché en 2030, et nous verrons à ce moment la comment se situe la consommation et les marchés internationaux.
Le futur s’annonce compliqué et les solutions pour résoudre les difficultés ne paraissent pas très abouties tellement les bouleversements « économiques, climatiques et de consommation » sont rapides et imprévisibles ! La Champagne avec ses 16 000 producteurs et ses quelques centaines de maisons à marques prestigieuses se doit d’affronter ce challenge, comme les sherpas qui se trouvent au pied des plus grands sommets du monde du côté de l’Himalaya….
A suivre !
Source : www.thedrinksbusiness.com