Pour faire des boissons
alcoolisées il faut des matières premières et suivant les cas cela peut être du
raisin, de la canne à sucre, des céréales, de l’agave, des fruits ou du riz…Au
Japon, compte tenu des traditions ancestrales, le riz est non seulement un
aliment incontournable mais aussi l’élément de base à partir duquel on produit
2 boissons nationales, le saké et le shochu.
Pour se donner une idée du poids
de l’aliment riz dans ce pays, il faut savoir qu’un japonais consomme en
moyenne plus de 50kgs de riz par an, alors qu’un américain en consomme 12 et un
britannique seulement 5 !
Ces dernières années, en
conséquence du changement climatique, la production nationale de riz au Japon
s’est trouvée amputée de pourcentages importants et le gouvernement a été
obligé de puiser dans ses propres réserves ou stocks afin de pouvoir alimenter
le marché, qui compte tenu de la situation est particulièrement haussier…
Les professionnels de la filière
des alcools et des spiritueux s’inquiètent fortement de la situation, et
surtout du fait que le nombre des producteurs locaux et agriculteurs s’amenuise car peu de jeunes s’engagent vers cette profession et ce type d’activité.
La situation s’est aggravée du fait que toutes les catégories de riz utiles (
riz sakamai spécifique au saké, le riz alimentaire et le riz industriel) pour
produire ces types de boissons affichent des prix de 30% supérieurs à ceux de
l’année 2024…Une seule issue, une augmentation prévisible de 3 à 5% au minimum
au cours du 2ème semestre de cette année pour les prix aux
consommateurs et l’espérance que le gouvernement entérinera une aide officielle
au cours du mois d’août prochain, période où sera voté le prochain budget
2026, qui pourrait donc apporter une délivrance quasi définitive à la filière…
Le Président Trump qui a eu vent
de cette pénurie, a proposé du riz américain pour solutionner l’affaire, mais
une fin de non recevoir lui a été adressée par la gouvernance japonaise…
Source : www.thedrinksbusiness.com
