A Marlborough, en Nouvelle Zélande, un projet d’investissements a hauteur de plusieurs millions de dollars pour transformer les lies de vin en engrais riche en nutriments viticoles.

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3 500 tonnes de lies de vin attendent d’être traitées pour être transformées en engrais riche en nutriments pour améliorer la qualité des sols des vignerons.

C’est l’Institut de recherches de Bragato, dans le cadre du programme «Marlborough Circular Wine » qui prévoit de collecter les lies des domaines viticoles intéressés et de les combiner avec des matières bénéfiques tels du compost, des déchets marins et du biochar (amendement végétal) afin de produire un composé qui pourra être étendu dans les vignes et restituer de la matière organique et des nutriments.

Actuellement les lies font l’objet d’une redevance pour leur élimination pour les domaines viticoles et dans le cadre du nouveau dispositif, la collecte des lies et la restitution d’un amendement pour les sols n’occasionneraient pas de frais supplémentaire de la part de l’administration. Chaque année environ 3 000 tonnes de lies seraient ainsi collectées, traitées efficacement et restituées aux vignobles à titre d’engrais.

Le programme suscite un énorme enthousiasme de la part des producteurs et quasiment toutes les grandes maisons sont partantes dans le cadre de cette initiative comme Rose Family Estate, Cloudy Bay, Indevin, Oyster Bay, Constellation Brands, Vinarchy et Yealands.

Ce programme vise a détourner plus de 3 500 tonnes de lies des eaux usées et des décharges, réduisant ainsi les émissions de CO2 de 4 700 tonnes d’équivalents carbone.

Pour les producteurs c’est encore une fois tout bénéfice et ceux d’entre eux qui ne rejoindront pas le dispositif seront amenés à traiter leurs lies à leurs frais et de mettre en place des installations techniques complémentaires pour le faire, ce qui deviendra extrêmement couteux à court terme.

Il s’agit donc de la mise en place d’une économie circulaire et écologique, ceux qui ne l’utiliseront pas auront certainement de grosses difficultés à la faire avec des surcoûts très onéreux !

Ce programme sera de type « pilote » pour 4 années qui devront permettre de démontrer sa fiabilité, et si cela est le cas, il pourra être développé dans d’autres régions viticoles et pourquoi pas dans d’autres pays viticoles.

Source : www.thedrinksbusiness.com

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