Lors de son prochain comité national du mois de juin, l’I.N.A.O.Q pourrait valider la naissance de 3 nouvelles dénominations géographiques complémentaires, ce qui porterait à 10 le nombre de celles-ci en Muscadet, en attendant le sort de la prochaine, qui serait la onzième potentielle, du côté du Lac de Grand Lieu, et qui porte le nom de Saint-Philbert !
Il faut revenir un peu en arrière dans le temps afin de se remémorer la question de la mise en place de ce que l’on a appelé au début la création des crus du Muscadet, qui sont devenus par la suite des membres de la famille des D.G.C. en pays de Loire, pour ne pas nuire aux autres notions de crus déjà exploitées dans d’autres zones viticoles françaises.
En 2011, les 3 premiers crus communaux sont ainsi sacrés officiellement et deviennent prépondérants sur les étiquettes des divines bouteilles qui les composent, et ainsi Clisson, Gorges et Le Pallet passent au rang supérieur et affirment pour les vignerons qui les préparent et les concoctent, être passés au rang de terroirs majeurs ou originaux, qui permettront de produire des vins blancs de garde dans l’appellation historique Muscadet.
En 2019, c’est un groupe de 4 autres qui passent le cap et confirment en quelque sorte une multiplicité de terroirs précieux et qualitatifs, et Goulaine, Château-Thébaud, Monnières Saint Fiacre et Mouzillon-Tillière viennent se rajouter aux 3 premiers, donnant davantage d’assise à cet ensemble de zones géologiques et géographiques minutieusement sélectionnées.
2026, devraient en amener donc 3 autres, cités précédemment, une façon de mettre à l’honneur la centaine de vignerons qui les portent sur 200 hectares de vigne environ.
Il faut se rappeler que dans Le début du troisième millénaire, le Muscadet était en crise et cette diversification de dégagement et de mise en avant de terroirs singuliers à permis de relancer les ventes et d’envoyer aussi assez rapidement des vins vers d’autres pays gourmands en vins blancs secs. Depuis 2019, les volumes commercialisés ont été multipliés par 2 dans cette gamme de DGC, avec plus de 2 000 hectolitres vendus sur le marché français et presque 500 hectolitres exportés à l’international.
Si le groupe des 10 est confirmé le mois prochain, une nouvelle énergie viendra certainement animer le potentiel commercial de tous les vignerons de ces zones de pépites et leur permettra assurément de continuer à dynamiser ce nom plein de résonnance de la viticulture française.
Source : www.lesechos.fr
