En Espagne, les plus vieilles vignes de la D.O. TORO menacées par les panneaux solaires…

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Les vignobles ancestraux de l’appellation d’origine Toro sont menacés non pas par le changement climatique mais par les subventions qui encouragent l’implantation de panneaux solaires et qui au final rapportent beaucoup plus que la culture de la vigne !

Nous sommes dans une zone géographique qui s’étale entre 3 provinces, Castilla y Léon, Zamora et Valladolid, 5400 hectares en production y sont enregistrés sur pratiquement un millier de producteurs indépendants…Cette région viticole possède une des plus grandes concentrations européennes de vignes centenaires, voire bicentenaires, donc pré-phylloxériques avec plus de 500 hectares en production, une réserve de la biosphère, un patrimoine extraordinaire !

Ici règne un clone de tempranillo, le cépage emblématique du nord de l’Espagne, appelé « tinta de toro » qui sert entre autres à produire un des plus grands vins espagnols, le TEMANTHIA, issu des bodegas Numanthia, qui appartiennent au groupe LVMH. La parcelle de 4.8 hectares est une des plus grandes plantée en vignes anciennes, voire presque bicentenaires et avec ces plantes historiques ont peut faire des vins éblouissants dans la finesse et l’élégance.

Une seule faille ou une petite faiblesse, pour ces vignobles antiques, les rendements sont très faibles, presque les mêmes des grands vignobles du sauternais, avec des récoltes finales qui tournent autour des 7/8 hectolitres à l’hectare.

Mais aujourd’hui tout le monde ne peut pas se permettre d’entretenir ce type de parcelles qui coutent cher et ne peuvent être rentables que dans un contexte de produit de luxe ; les petits producteurs s’orientent donc vers la vente de leurs terres, afin d’y installer des panneaux solaires, ce qui peut leur garantir une rentabilité pour 20 ans. Les chiffres sont édifiants, 700 € au mieux pour un hectare de vigne en vendant du raisin, alors que pour les panneaux c’est 2000€ qui tombent et avec un bon contrat, cela peut durer longtemps…

Le challenge est donc de taille pour cette appellation qui possède une des parties du patrimoine mondial de la viticulture, 2000 hectares se sont transformés en quelques années, les 3 à 4000 encore cultivés en vigne subissent la pression financière et seuls les plus prolifiques en production de vins haut de gamme pourront s’en sortir !

Source : www.thedrinksbusiness.com

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