Tous les professionnels et amateurs éclairés connaissent ce que l’on a appelé en 1970 la naissance
des supers-toscans, de nouveaux vins créés avec des cépages non locaux, principalement bordelais
au départ, puis languedociens ensuite, et quelques autres provenances par la suite, au cœur même
d’une région italienne illustre, la Toscane, fief du sangiovese.
Aujourd’hui, les noms Solaïa, Tignanello, Sassicaïa, Ornellaia ou Masseto et bien d’autres, sont
devenus des stars aussi célèbres que les Grands Crus Classés du bordelais ou les Grands Crus
bourguignons !
Camartina, est un des premiers créé, mais de nos jours peu connu et reste donc une pépite cachée
d’une grande maison italienne dénommée Querciabella, né en 1970, à l’époque où le professeur
Peynaud, célèbre œnologue bordelais, appuyait de son soutient technique la création de ces
nouveaux vins critiqués par la viticulture locale.
Le propriétaire du domaine, Guiseppe Castiglione, industriel de la sidérurgie et grand amateur de vin,
avait envie de montrer à ses amis, à Paris, New-York ou Milan, un vin iconique et pouvait ainsi
démontrer que l’Italie pouvait produire de très grands vins. Il s’est entouré à l’époque d’un
œnologue italien bien connu, Giacomo Tachis, en provenance de la maison Antinori et qui avait fait
ses classes chez Mondavi et à Bordeaux. C’est le cabernet sauvignon, le premier qui a été introduit en
binôme avec le sangiovese, puis sont arrivés d’autres cépages, comme le merlot ou la syrah.
Le fait d’introduire des variétés européennes qui faisait chuter le taux du sangiovese à moins de 80%
dans l’assemblage faisait perdre le droit de revendiquer l’appellation Chianti Classico, et ces vins
précieux se sont vendus au départ comme des vins de table !
Le chemin parcouru par Camartina a été long, avec d’abord un passage en bio en 1998, puis en
biodynamie en 2000, mais le plus grand changement eu lieu en 2003, ou Sebastiano Castiglione a pris
la suite de son père et la proportion de cabernet sauvignon a augmentée considérablement, en
dépassant les 50% , ceci afin de bien le différencier de la production et du style du chianti classico.
La production de cette petite perle est de nos jours autour de 10 000 bouteilles seulement, et le
prochain millésime commercialisé sera le 2021, qui devrait arriver sur le marché à un prix non publié
à ce jour dans le courant du mois de septembre.
Source : www.thedrinksbusiness.com
