Tous les consommateurs ont déjà identifié que les vins étaient conditionnés dans des bouteilles de différentes formes et contenances. Comment cela s’est-il développé et que doit-on comprendre sans rentrer dans des connotations scientifiques…

Pour cela il faut remonter un peu aux origines des bouteilles en verre fabriquées pour contenir du vin : les raisons aujourd’hui sont multiples, bouteille propre à une appellation, bouteille liée à un château ou un type de vin, bouteille identité d’une région viticole, bouteille issue d’un marketing particulier, mais qu’en était-il au tout début de l’histoire ?

Les premiers flaconnages fait à la main ont abouti à des bouteilles soit rondes et plates, soit rondes et ventrues ; ce type de bouteille présentait un inconvénient par la difficulté du stockage et au XIXème siècle, les verriers ont cherché d’autres variantes et ont aussi commencé à standardiser la contenance autour de 75cl. A cette époque l’Angleterre utilisait le gallon (4.5L) divisible par 6, qui donnait donc la contenance de la bouteille à 0.75cl, le stockage était alors réalisé dans des caisses bois qui correspondaient à des contenances initiales de 1 ou 2 Gallons. Aujourd’hui seul le clavelin jurassien (0.62cl) et la bouteille du château-Grillet  (0.70cl) peuvent utiliser dans le cadre de leurs appellations des contenances différentes.

Ensuite on peut constater que les formes sont différentes de part les régions viticoles de provenance, on connait la flûte alsacienne, le frontignan bordelais, la flûte italienne, la bourguignonne ainsi que la rhodanienne. On connait aussi la champenoise, la provençale plus élégante que la bordelaise et l’on pourrait parler aussi des « touries » ou dames-jeannes utilisées aujourd’hui pour les eaux-de-vie ou pour le mûrissement des vins doux naturels.

Certaines marques, comme la « grôle ou fiole» de la maison rhodanienne BROTTE ont pu être déposées comme unique, comme celle de la bouteille de la maison OTT en Provence à la forme d’une jarre.

On peut dire qu’aujourd’hui, les vignerons n’embouteillent plus systématiquement dans des bouteilles caractéristiques de leur région viticole et peuvent, pour se démarquer choisir une autre forme si cela rentre dans leur marketing produit. Les pays du Nouveau Monde ont toutes les possibilités en la matière par des législations souvent plus souples.

Les nouveaux consommateurs peuvent être séduits par des bouteilles aux formes improbables tout simplement par soucis de montrer à leurs amis ou relations du jamais vu ou du complètement novateur…Les vins à boire jeunes s’en remettent du reste quelquefois à des « designers » afin de proposer un contenant surprenant ou présentant une attractivité spéciale.

Le marché des vins nous donnent aujourd’hui une autre approche par la contenance du récipient en passant par le magnum (2 blles), le double magnum (4 blles), le jeroboam (6 blles), l’impériale (8  blles), le salmanazar (12 blles), le balthazar (16 blles), le nabuchodonosor (20 blles), le melchior (24 blles) et le souverain (36 blles). (Définition bordelaise).

Quant aux couleurs du verre en lui-même, plusieurs sont à disposition en passant par la blanche, la verte, la champagne, la feuille morte, la brune ou la noire, suivant souvent la destinée finale du vin, en matière de garde en cave. Des bleues ou des rouges sont venues récemment compléter cette gamme professionnelle.

On le voit rapidement, les variantes sont multiples, et bien que certaines formes soient liées de matière technologique au vin élaboré, les embouteilleurs de nos temps peuvent se régaler avec la palette de possibilités offertes par la technologie moderne.

Sources : www.lalsace.fr

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