En 2024, un quart de l’exportation des vins italiens s’est faite sur les USA. 2025 reste dans l’incertitude tant que les négociations entre les services de l’administration américaine et ceux de Bruxelles ne se sont pas mis d’accord…
Juillet va être un mois crucial, soit on trouve un armistice qui va laisser les droits de douane vers l’Amérique de Trump à 10%, peu pénalisants finalement, soit c’est la rupture et les 50% annoncés par le gouvernement américain vont s’appliquer et le chaos pourrait tomber sur la péninsule italienne.
Dans ce cas la, les segments de marché des vins dit populaires et de la gamme moyenne vont se retrouver extrêmement lésés surtout face à ceux du continent sud américain qui vont tirer les marrons du feu d’une telle aubaine. Sans compter ceux de l’Australie qui vont s’engouffrer dans la brèche en quelques semaines.
Les proseccos basiques d’entrée de gamme sont en ligne de mire et les premiers effets négatifs pourraient les concerner immédiatement, de même que les lambruscos qui naviguent dans des eaux de prix plutôt basses. Il s’agirait à ce moment là d’une catastrophe économique difficilement évitable.
Pour les vins italiens la moyenne de prix d’entrée sur le marché des USA est de 5.35€ le litre avec plus de la moitié des vins qui se situent sur une base autour des 3.50€ et c’est ce segment là qui pourrait être gravement pénalisé si les 50% de droits restent maintenus. Il y a donc actuellement une situation de blocage chez les importateurs américains qui attendent les décisions et les conclusions des négociations en cours avant d’effectuer de nouveaux achats et de gonfler leur stock inutilement. Des tensions sont donc perceptibles entre importateur américain et producteur italien, des problèmes de trésorerie commençant à pointer à l’horizon pour certains.
Les producteurs italiens commencent à s’organiser afin de trouver de nouvelles pistes de marchés, en Europe du nord, en Asie ou au Canada, pays lui-même confronté à des relations commerciales difficiles avec les USA, et même aujourd’hui la solution pourrait venir du continent africain ou d’une partie des pays de l’est non membres de l’U.E.
Le mois de juillet sera crucial, des informations capitales seront annoncées dans quelques jours et l’ensemble de la viticulture italienne s’impatiente…
Source : www.thedrinksbusiness.com
