La question est brûlante sur plusieurs aspects alors que les générations Z et les Millennials marquent
le pas, la génération « alpla » s’intéresse de plus en plus au sujet….
La société WineFI, qui s’occupe de gestion d’actifs, tisse des liens avec des grands noms du négoce et
propose donc des investissements à la jeune génération, en expliquant que le vin est un
investissement à moyen et long termes, et qu’il faut au minimum envisager une période de détention
du vin de 5 à 7 ans, avant d’avoir un retour sur investissement attractif et qu’en conséquence il faut
s’engager au plus jeune âge afin d’obtenir des résultats satisfaisants rapidement.
L’autre aspect intéressant dans ce type d’investissement est que l’on peut en parler au cours d’un
dîner d’affaire alors qu’il est beaucoup plus compliqué de parler d’un fonds indiciel à la même
occasion.
Cette société a fortement insisté sur le mode de communication a employer aussi pour
communiquer correctement avec les 18-34 ans, dont 23% ne répondent jamais aux appels inconnus
et 61% d’entre eux préfèrent répondre à un message qu’ à un appel audio….Il faut donc adapter ses
méthodes commerciales pour aborder les jeunes générations si l’on veut espérer des résultats
tangibles.
Autre point important, les principaux investisseurs de la jeune génération sont pour la plupart des
avocats, des banquiers, des commerciaux, des consultants, des créateurs d’entreprises qui se lancent
dans le vin non pas pour intérêt pour le produit mais avant tout pour gagner de l’argent et
actuellement cela marche assez bien….On fonctionne donc à l’inverse des anciens investisseurs
traditionnels qui étaient au départ des amateurs de vin qui se sont convertis progressivement à
l’investissement.
Les jeunes acheteurs actuels sont plutôt des citoyens du Royaume-Uni, de Singapour, de Hong Kong
et des USA. Ces jeunes investisseurs par ailleurs sont dans la fourchette 30/35 ans et des femmes
commencent aussi à apparaître dans les fichiers clients.
Ces jeunes sont aussi davantage attirés par des régions comme la Toscane, la Bourgogne ou la
Champagne, régions qui semblent apporter des rendements parmi les plus attractifs. Pour ceux qui
ont moins de moyens financiers, l’Argentine, la Rioja ou l’Afrique du sud semblent être des valeurs
refuges de bon choix.
La question fondamentale à se poser est celle de savoir si ces jeunes investisseurs seront en nombre
suffisant pour sortir du marasme actuel qui touche le marché des grands vins ?!
Source : www.thedrinksbusiness.com