Il ne s’agit pas d’une fake news ou d’un évènement lancé par l’I.A. mais d’un fait réel qui a monopolisé plusieurs personnes et coûté beaucoup d’argent, pour aboutir à brasser un saké dans la station spaciale internationale (ISS), sous contrôle humain en la personne de l’astronaute japonais Kimiya Yui, qui est devenu ainsi le premier maitre de chai orbital de l’histoire de l’humanité.
Au départ, l’idée est venue d’Hiroshi Sakurai, le PDG de la marque japonaise de saké Dassai qui s’est mis en tête de produire le premier saké de l’histoire sur la lune, scénario envisagé aux environs des années 2040. En attendant l’idée lui est venue de réaliser un premier brassage officiel en station orbitale en profitant de la présence dans l’ISS d’un astronaute japonais qui pourrait ainsi suivre le projet à distance et le mener à bon terme.
Le projet a commencé il y a quelques temps déjà, grâce à une collaboration entre l’équipementier spacial Mitsubishi Heavy Industry et le brasseur Dassai : le projet « Dassai Moon Project » voit le jour et démarre… Ils mettent au point ensemble une microcuve automatisée pour produire la boisson ancestrale. De l’île de Tanegashima, base du site du lanceur de fusées japonais, est lancée en 2025 un cargo HTV-X avec la fameuse cuve dans un de ses compartiments, direction la station internationale spaciale ISS.
Les premiers essais de fermentation sont menés à bord du module Kido et le premier brassin expérimental est réalisé sur une période de 2 semaines, dans des conditions de pression similaires à celle existante à la surface de la lune, monitoré en partie de la terre et aussi par l’astronaute japonais.
Tout ce travail qui a couté la petite fortune de 600 000 euros a donné naissance à une petite quantité de moromi (mélange de purée fermentée de riz, champignon koji, eau et levure), 520 grammes exactement, qui sont ensuite gélifiés et ramenés sur la terre.
Dans quelques semaines, le produit de la fermentation va être pressé et donnera aux environs de 100 millilitres de saké, dont 50 seront soumis à pléthore d’examens scientifiques.
Les 50 ml restant, seront mis en vente au prix d’environ 110 millions de yens, somme qui sera reversée à des chercheurs japonais qui oeuvrent dans le secteur spatial. Il ne reste plus qu’à attendre la création d’une vraie brasserie spatiale et de peaufiner encore quelques sujets techniques et peut être le plus important, donner un cadre légal à la production d’alcool dans l’espace, qui n’est pas pour l’instant soumis à des règles juridiques….
Un pas de géant déjà réalisé pour les brasseurs de saké !
Source : www.avis-vin.lefigaro.fr