La Tasmanie est une île du sud de l’Australie, où la viticulture a des positions bien implantées, et depuis peu on y produit aussi du baijiu (l’alcool national chinois élaboré à partir du sorgho) et le producteur à l’initiative de cette nouvelle production agricole rêve d’atteindre commercialement la diaspora chinoise de la planète.
Ian Sypkes, un ingénieur civil, implanté à Launceston, une ville du nord de l’île, a décidé de produire du baijiu à l’instar du géant chinois Kweichow Moutai, le premier producteur mondial d’alcool, ce que l’on appelle en Chine la liqueur blanche. Cet alcool est souvent consommé lors de célébrations et les réunions d’affaire et c’est une boisson culturelle en Chine, un peu comme le vin en France ou en Italie.
M Sypkes a créé sa propre marque « Sanyou » qui veut dire en chinois mandarin les 3 amis, (les 3 fondateurs à l’origine de l’entreprise) en 2018. Cet alcool ne bénéficie par d’appellation d’origine, donc il peut être produit dans n’importe quel point du globe.
Il reste à ce jour 2 des 3 créateurs dans l’entreprise, qui sont allés se former en Chine, à la distillerie Ronghe dans la région du Moutai, province de Guizhou, où sont produits la plupart des baijius chinois.
On Défini à ce jour 4 grandes catégories de baijiu, basées sur les saveurs principales (fort, léger, au riz et en sauce), le produit élaboré en Tasmanie étant un style intermédiaire en fort et en sauce, très fruité exotique pour le premier, et plus marqué par la sauce soja et les champignons pour le second.
Le Sorgho vient d’une autre région australienne, la Nouvelle-Galles du sud, il est fermenté en cuves inox, de la levure en poudre et saupoudré en surface avec du levain de blé ; une longue fermentation en cuves béton se poursuit ensuite pendant 45 jours environ, terminée par un vieillissement en pots de terre cuite. L’alcool final obtenu titre 53% alcool.
Des versions plus sophistiquées sont aussi proposées comme avec des infusions de cerises ou des élevages dans des fûts ayant contenus du porto ou du xérès…
Le but commercial de l’entreprise étant de se faire connaître dans premier temps en Australie où existe une communauté chinoise et plus particulièrement les restaurants asiatiques, et plus tard peut être d’envisager une présence de la boisson dans les repas d’affaires entre des ressortissants des 2 pays …
Souhaitons donc bonne chance à cette belle initiative commerciale et interculturelle !
Source : www.thedrinksbusiness.com
