La situation politique du pays a fortement diminué les importations de vin en provenance des pays producteurs pour la majorité à tendance démocratique et le gouvernement russe est dans l’obligation de relancer la production intérieure, ce qui n’est pas une mince affaire compte tenu de l’état actuel du vignoble russe et des installations viticoles.
60% des vins tranquilles consommés en ce moment sont produits sur place ainsi que 70% pour les vins effervescents. En 2026, il se pourrait qu’il ne reste plus de vin importé à moins de 6.65€ la bouteille sur les étagères et présentoirs des supermarchés. Les importations en provenance de l’UE ont encore reculé de 15% en 2025 et sont à un niveau extrêmement bas.
En 2024, la Russie a relevé ses droits de douane vis-à-vis des pays dit « hostiles » et les a porté à 20% puis à 25%, ce taux étant appliqué jusqu’à fin décembre 2027. Ces augmentations de tarifs ont fait que les consommateurs se sont rapprochés des vins locaux malgré leur réticence concernant la qualité globale de ces derniers. En 2025, le volume de vin produit en Russie a augmenté de 7% mais cela reste insuffisant pour répondre à la demande, ce qui entraîne automatiquement une pénurie de vin russe…. De nombreux vignobles sont plantés à un rythme soutenu mais il faudra encore plusieurs années pour augmenter suffisamment les rendements et la production globale.
Il en est de même pour la bière importée, et à l’horizon 2026, celle-ci ne représenterait que 3% des quantités consommées dans le pays. La aussi depuis le 1er janvier 2025, une nouvelle taxe de 1€ par litre importé décidée pour l’importation a scellé la fin de ces boissons chez les détaillants locaux.
De très mauvaises nouvelles donc pour les filières européennes de la bière et du vin qui payent cash les mauvaises relations entre la Russie et la plupart des pays producteurs européens, y compris les îles britanniques.
Source : www.thedrinksbusiness.com