Les données chiffrées des douanes chinoises confirment un très net recul des importations de vin sur un marché qui 10 ans au préalable paraissait prometteur ! Les chiffres sont nets et sans ambiguïté, moins 14.6% en volume et moins 26.7% en valeur !
Le fait marquant est le retour de l’Australie en pole position des fournisseurs et une baisse généralisée chez tous les pays, hormis la Nouvelle Zélande qui fait une poussée remarquable ainsi que la Géorgie. Le prix moyen du litre importé est passé de son côté à 6.07 € avec une augmentation de près de 16% par rapport à l’année 2024.
Les prix ont explosé, pour les vins conditionnés de 5.8% et de plus de 20% pour les vins en vrac, les exportateurs mondiaux ont perdu un peu plus de 1,257 milliard d’euros et quelques 240 millions de bouteilles sont restées sur les quais des pays producteurs, une vraie débandade….La chute va-t-elle durer encore longtemps ? Nul n’a la réponse à ce jour.
L’Australie a repris le leadership après sa période de 3 années au purgatoire, la France reste en seconde position en valeur mais avec une perte supérieure à 18% sur l’année précédente et le Chili reste second en volume de vins vendus. Sur l’année 2025 les principaux fournisseurs en valeur étaient l’Australie, la France, Le Chili, l’Italie, la Nouvelle-Zélande, l’Espagne, Les USA, l’Allemagne et la Géorgie.
2026 s’annonce elle aussi sous de mauvais hospices compte tenu des difficultés géopolitiques, des problématiques de l’économie chinoise et de l’encouragement des autorités locales vers la consommation de vins élaborés dans le pays !
Une grande déception donc pour la filière française, et surtout pour les Bordeaux, dont la côte d’amour à rapidement fondu…
Source : www.tecnovino.com