Avec la crise de la filière viticole, le foncier dégringole….

crise

Cela fait déjà quelques temps que les prix à l’hectare du vignoble sont en régression, mais suite à la
baisse sensible du foncier pour les grandes AOC communales, on peut dire qu’hormis quelques
exceptions que l’on compte sur les 5 doigts de la main, comme dans l’immobilier, les prix chutent, et
il vaut mieux par les temps qui courent être acheteur que vendeur !


Que peut-on dire tout d’abord d’une manière générale ? Un effondrement perceptible à Bordeaux et
à Cognac, des régions stables comme la Bourgogne ou la Champagne, et des zones viticoles
intermédiaires, qui chutent donc mais de manière légère comme le Rhône, le Languedoc, la vallée de
la Loire ou le sud-ouest, et celles qui respirent bien comme la Provence ou le Jura.
Les données de la Safer sont extrêmement précieuses par les temps qui courent, et surtout
permettent des analyses sur un nombre de transactions enregistrées dans chaque région viticole au
fil de l’année.


Pour 2024, il s’est vendu 16 000 hectares de vigne en France, avec 8650 transactions et 1,11 milliards
d’euros de coût global, globalement l’ensemble de ces données étant baissières si l’on regarde 2023.
Par contre, on le sait il y a de grandes disparités, et le prix de l’hectare varie de 4000€ pour une IGP
Loir-et-Cher par exemple, donnée la plus basse et peut monter à 2.55 millions d’euros
pour une
appellation Bourgogne Premier cru blanc….


Les politiques d’arrachages menées dans plusieurs régions viticoles ont fait fondre la valorisation des
terres viticoles ; l’ensemble sud-ouest chute de 7%, moyenne de 8000€/ha, et le Languedoc de 6% en
dehors de ses crus.
La Gironde, très touchée comme nous le savons, se retrouve avec un nivellement de plusieurs
appellations (Bordeaux et Côtes) à 8000€/ha en moyenne. Les communales sont aussi touchées, –
17% à Pauillac (2.5 millions/ha), -7% à Margaux, -20% à Saint Estèphe (400 000€/ha), -43% à Moulis
et sur la rive droite on suit à peut près le même chemin, -7% à Saint Emilion (250 000€/ha), -17% à
Lalande de Pomerol, -56% pour les satellites et globalement en 2025 la baisse s’accélère.


A l’opposé, La Bourgogne a un grand sourire, et l’on constate ici au contraire des hausses
significatives, +9% sur les communales de la Côte de Beaune par exemple, (à 1.05 million€/ha) et 7%
sur l’ensemble des appellations de Côtes, seul le Beaujolais est en retrait à -4%.
En Champagne, malgré le recul des ventes en bouteilles, les prix restent fermes avec une légère
augmentation de 1.7% ; Val de Loire et Centre Loire sont relativement stables aussi. Pour la vallée du
Rhône, le foncier reste stable, sauf pour les appellations régionales qui reculent de 13%.
Pour la Corse, les chiffres restent stables et la Provence marque une bonne santé à +14% avec une
moyenne autour de 40 000€/ha.

Autre grand perdant, le Cognac et sa région, où compte tenu des difficultés annoncées aux USA et en
Chine, un repli est constaté suivant les crus, entre 8 et 15%.
Alors que nous sommes déjà pratiquement à la fin du 5 ème mois de l’exercice 2025, les chiffres
continuent de baisser et bien sur inquiètent les futurs vendeurs qui ne savent pas très bien quelle
décision prendre, « vendre ou ne pas vendre », sans voir le bout du tunnel….


Sources : www.vitisphere.com/ www.safer.fr

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