Compte tenu de la dégradation régulière du climat et de ses conséquences multiples et variées, la filière a soumis au gouvernement un plan dit « d’adaptation » pour répondre au réchauffement climatique en ce dernier jeudi du mois d’août, le 26 suivant le calendrier.

Des résolutions visant de permettre de sauvegarder la valeur, la spécificité et la diversité des régions viticoles, des AOP et des IGP, ce qui représente le fondamental même de vie de notre filière bâtie après des dizaines d’années de travaux, d’échéances et de réussites qui ont permises à la France d’être dans le gotha des pays viticoles et d’y asseoir une dynamique commerciale très enviée du monde entier!

Ces réflexions ont débuté il y a quelques années, en 2017 très exactement, et ont mené à ce rapport établi conjointement par l’INAOQ, le gardien du système d’appellations, l’INRAE, la recherche scientifique du monde agricole français et l’IFVV, l’Institut français du vin et de la vigne, remis au Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien DENORMANDIE.

7 grands axes de travail ont été définis, sous une quarantaine d’actions à mener, dont le fil conducteur principal est le suivant :

  • Améliorer la connaissance des zones viticoles
  • Agir sur les conditions de production
  • Favoriser le matériel végétal adapté
  • Agir sur les pratiques œnologiques
  • Suivre les évolutions du marché et garantir la production
  • Renforcer la recherche, le développement, le transfert et la formation
  • Contribuer à l’atténuation du changement climatique

Ces recherches et ces constats ont été mis à jour à partir de travaux réalisés au sein de l’INRAE depuis 2012, dans le cadre du programme LACCAVE, concernant l’adaptation du vignoble au climat grâce aux contributions de plus de 600 acteurs de terrain en liaison avec toutes les régions françaises ou ce que l’on appelle plus techniquement les bassins viticoles.

Le but terminal étant de sauvegarder la spécificité des appellations dans un système économique qui témoigne du bien fondé de l’économie viticole pour le pays, avec une situation de premier exportateur mondial de vins avec un chiffre d’affaires global de 8.7 milliards d’euros.

La suite certainement dans les prochains jours, avec la mise en place d’un financement substantiel dont il ne reste plus qu’à connaitre le montant ainsi que l’ordre des priorités qui sera donné à ce programme urgent et nécessaire !

Sources : www.vitisphere.com/ www.larvf.com/ www.oiv.int

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