A l’Université de Montréal au Canada, un groupe de scientifiques chercheurs vient de mettre au point une langue électronique qui permet de répertorier la fameuse boisson historique du pays, le fameux sirop d’érable ; c’est en fait une langue artificielle faite de nanoparticules d’or, qui réagit à des tests colorimétriques qui servent d’étalons à des mesures scientifiques.

Ces tests sont pratiqués sur des échantillons de sirop d’érable, base de 1800 fioles et suivant le colorant réactif la couleur oscille entre le rouge vif et le bleu turquoise ; quand un échantillon s’approche du plus possible du rouge, cela veut dire que ses qualités gustatives sont optimales et que le produit pourra être commercialisé en épicerie fine ou exporter. A Contrario s’il s’approche du bleu, cela veut dire qu’il présente des imperfections gustatives et que sa commercialisation sera orientée vers un usage industriel, pâtisserie, confiserie ou alimentation générale.

Il est clair que pour l’instant cet appareil n’apporte pas encore autant de précisions qu’un palais humain, surtout en termes de complexité, mais le système présente un avantage, celui de la neutralité et de ne pas être sensible au subjectif comme peuvent l’être les humains et dégustateurs professionnels. A ce jour l’appareil a défini environ une soixantaine de goûts types qui sont apportés par les différentes étapes de l’élaboration du produit : récolte, région d’origine, élaboration technique, techniques de stockage et les facteurs météorologiques.

Cette recherche pourrait s’appliquer aussi à des vins, des jus de fruits et du miel et donc devenir une aide précieuse aux techniciens qui oeuvrent autour de ces boissons alimentaires. Cette découverte à fait l’objet d’une publication sur  « Analitycal methods ».

Sources : OIV/ www.Foodnavigator.com 

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