L’Allemagne reste un pays doté d’un vignoble significatif, a peu près de la taille du vignoble bordelais, bien entendu plutôt riche en cépages blancs, dans un climat continental bien classique !

Cette année, un peu comme partout en France, la vigne avait environ 15 jours d’avance sur les statistiques , bien développée, les feuilles déjà bien formées , avec des mannes en cours de formation, à quelques journées des premières floraisons…Les fameux Saints de glace , pour mémoire, cette année les 11, 12 et 13 mai ont épargné une grande partie du vignoble français, à l’exception de quelques parcelles alsaciennes et champenoises, mais dans le Bade-Wurtemberg, c’est la catastrophe ! Il s’agit de la troisième zone viticole allemande qui produit aux environs de 12 % de l’ensemble du pays à 90% de vignes blanches dont le fameux muller thurgau en grande majorité.

Nous sommes assez proches de la frontière alsacienne, entre les grandes villes de Karlsruhe et Stuttgart, sur des vignobles d’altitude principalement, qui sont donc très exposés à ce genre de calamité naturelle. Dans la nuit du 11 au 12 mai, la température est tombée très rapidement en dessous de zéro (-3°) pour réaliser ce que l’on appelle une gelée noire, le pire que l’on puisse connaître et des centaines d’hectares de vignobles se sont retrouvés au stade de mortalité brutale sans aucune possibilité d’être sauvés.

En pleine nuit, impossible de faire tourner les hélicoptères, les bougies l’équivalent de nos chaufferettes n’ont pas apporté la parade suffisante…Les vignerons sont tellement abattus qu’ils n’ont même pas été faire le bilan de cette catastrophe, puisque l’on parle couramment de 100% de destruction dans la plupart des cas, avec bien sur des conséquences qui toucheront le millésime 2020, mais aussi les 2 ou 3 prochaines à venir ; pour une sortie de confinement il est évident que les producteurs rêvaient à autre chose que cette calamité nouvelle….

Il ne reste plus qu’à espérer que les assurances prennent en charge une partie des dégâts mais cela ne sera pas suffisant !

Sources : OIV/Ludwigsburger Kreiszeitung

Nous contacter