Dans une affaire compliquée de relations commerciales entre les USA et l’Union européenne au sujet des avions Airbus, le Président TRUMP a décidé au mois d’octobre dernier d’imposer une taxe d’importation augmentée de 25%, en particulier pour les vins titrant moins de 14% d’alcool volume.

Les premiers résultats et les premières conséquences sur le marché du mois de novembre viennent de sortir et dévoilent quelques grandes idées sur les dommages ou au contraire les bonifications perçues par les principaux pays exportant sur les USA.

Il ressort très nettement que c’est le vin français qui est le plus grand perdant de ces dispositions, avec un très net recul en volume importé, même si les exportateurs avaient anticipé ces nouvelles taxes ; les USA ont investi 35 millions de moins dans les vins français au cours de ce premier mois complet de novembre 2019 soit un recul de 37% alors que les vins italiens ont profité d’un bonus de presque 7% en valeur ; on comprend aisément pourquoi, les vins italiens sont sur des segments de marché plus bas en terme de tarif à la bouteille, la France se situant plutôt sur du haut de gamme. Nos voisins espagnols sont aussi parmi les grands perdants avec un recul de près de 12% en valeur.

Si l’on regarde maintenant les quantités importées pendant ce même mois de novembre 2019, on voit des chiffres particulièrement significatifs sur ces mêmes pays : la France est sur un recul de quelques 850 000 bouteilles importées, l’Espagne note un recul de quelques 450 000 bouteilles, pendant que l’Italie progresse de presque 1 million de bouteilles et la Nouvelle Zélande progressant aussi de près de 480 000 bouteilles….il est a noter aussi que pour la première fois la consommation de vin aux USA diminue, ce qui ne s’était pas vu depuis 1994, avec une baisse significative globale de plus de 6% !!

Les vins français n’avaient pas besoin de cela avec déjà une baisse de consommation en France qui ne fait que progresser, le recul notoire de l’importation chinoise et aussi à venir dans les prochains mois, les risques de recul aussi sur l’un de nos principaux clients, le Royaume-Uni !

Sources : OIV

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