Les crémants, on le sait depuis longtemps ont un rôle à jouer et se situent sur un segment de marché intermédiaire entre le Champagne d’un côté et le Cava et le Prosecco de l’autre ; actuellement sur le Royaume-Uni les ventes tournent autour de 600 000 bouteilles par an, ce qui est assez peu sur un marché très demandeur de vin à bulles, et c’est aussi assez peu si l’on regarde les quantités produites en 2021, à savoir quelques 28 millions de bouteilles.

Le crémant de Bourgogne tient son principal marché à l’export sur les USA, avec plus de 2 millions de bouteilles vendues chaque année, ensuite les pays nordiques sont bien positionnés comme la Norvège et la Suède, ainsi que la Belgique.

Pour l’Association des producteurs de crémant de Bourgogne « APECB », l’objectif à atteindre sur les 2 prochaines années est fixé à 1 million de bouteilles chaque année et ensuite de confirmer ces chiffres sur les années suivantes : le prix d’un crémant est d’environ de 15 livres sterling sur le marché de Grande Bretagne, à un niveau idéal pour performer et de gagner des parts et des pourcentages lentement mais sûrement.

Les crémants bourguignons peuvent utiliser les cépages fondamentaux de Bourgogne, et à ce jour le pinot noir reste le fondamental avec 50% des volumes, suivi par le chardonnay avec 30%, le gamay avec 13% et l’aligoté qui ferme la marche avec 6%. Ces assemblages conviennent très bien pour une population accoutumée aux pinots et chardonnays effervescents produits dans le sud de l’Angleterre, ou bien cultivés en Champagne comme il se doit.

La production de vin effervescent en Bourgogne est une vieille tradition qui remonte à plus de 200 ans, et il clair que le savoir faire acquis est capable de produire davantage et de séduire la clientèle anglophone…

On aimerait que la même dynamique touche les crémants de Bordeaux, produits en moins grand nombre mais qui pourraient aussi tirer leur épingle du jeu sur ce marché !


Source : www.thedrinksbusiness.com

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