Dans toute chose de la vie, il y a toujours des perdants et des gagnants, qui auraient pu imaginer un jour que grâce aux taxes du Président US TRUMP, les vins en vrac allaient connaitre un développement exceptionnel ?

Il faut se rappeler un peu le contexte des taxes Trump qui s’appliquent sur des vins de certains pays dont la France (+25%), s’entendent sur des vins embouteillés jusqu’à 150 ml ou 1.5 litre et dont le taux d’alcool volume est inférieur à 14%. Certains grands vins d’appellations avaient pu éviter la surtaxe grâce à leur taux supérieur à 14%, mais cela ne représente qu’une faible partie des exportations normales.

D’autres metteurs en marché ont trouvé la solution, celle d’expédier des vins en vrac et de les conditionner sur place ; cela bien entendu empêche les vins d’appellations qui doivent être embouteillés dans la zone de production de profiter de l’aubaine ! Mais pour les autres tout reste possible…Le résultat final aboutit à une augmentation des ventes de vins en vrac mais aussi à une augmentation des prix des vins exportés !

Le plus gros vendeur de vin en vrac aux USA reste le voisin canadien avec 73.5 millions de litres ou 735 000 hectolitres, pour une valeur de 13.50 millions d’euros, avec 9% de plus qu’en 2019.

La France quant à elle à saisi la balle au bond et à augmenté ses ventes de 198% en volume, pour un global de 4.5 millions de litres (très loin du chiffre canadien !) et une augmentation de 440% en valeur avec 17 millions d’euros de recettes, au prix moyen au litre de 3.76 €.

Les autres acteurs sur le marché américain du vrac sont le Chili qui a augmenté ses ventes en 6 mois de plus de 18%, dont un prix très faible au litre de 0.67€ ! L’Australie est en recul par contre avec une baisse de 5%, le grand bénéficiaire étant la Nouvelle Zélande, reine du marché de vrac, qui a augmenté ses ventes de 13% en 2020, avec un prix moyen au litre de 2.82€…

On voit très nettement au regard de ses chiffres que la France à tiré le plus gros bénéfice de ces taxes draconiennes, il reste maintenant à attendre l’orientation des contre taxes votées récemment par l’OMC, pour savoir comment l’Europe va contre-attaquer pour récupérer les 4 milliards de dollars ordonnés, dans le cadre du conflit Airbus/Boeing.

Source : la gazette du vin (www.lagacetadelvino.com)

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