Les night clubs britanniques sinistrés entraînent une baisse de consommation des boissons alcoolisées

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Le « night clubbing » ne fait plus recette au pays de Sa Majesté le roi Charles III. Les déserts nocturnes se multiplient, entraînant à la fois une baisse de la consommation de boissons alcoolisées et de nouvelles dérives sociétales. Un choc pour un pays pourtant habitué à la fête et à la danse.

Depuis 2020, un quart des boîtes de nuit britanniques ont fermé, révélant un changement de comportement de la génération « milléniale ». Raisons financières, sentiment d’insécurité, nouvelles habitudes de loisirs… ces facteurs combinés redessinent la vie nocturne.


Des fermetures massives depuis 2020

D’après le Night Time Industries Association (NTIA), 26,4 % des discothèques et établissements de danse nocturne – soit environ 800 entreprises – ont cessé leur activité depuis 2020. Il ne reste plus que 2 400 lieux en activité à ce jour, mais la situation s’aggrave : la cadence des fermetures atteint désormais 3 à 4 établissements par semaine.


Un secteur HCR durement touché

Le secteur de l’hôtellerie-restauration connaît lui aussi une contraction, estimée à 14,2 %. Cela illustre l’ampleur de la crise pour les établissements proposant des activités nocturnes, notamment autour de la danse.

Cette tendance affecte directement la vie sociale et locale, et contribue à l’essor de pratiques parallèles : consommation accrue de drogues, trafics et banditisme.


Les zones les plus touchées

Certaines régions et grandes villes paient un lourd tribut :

  • Londres : -17 %
  • Pays de Galles : -15 %
  • Birmingham : -27 %
  • Édimbourg : -13 %
  • Liverpool : -14 %

Un déclin qui illustre l’ampleur du phénomène à l’échelle nationale.


Bars et lieux culturels en progression

Une lueur d’espoir subsiste :

  • le nombre de bars a augmenté de 7,6 % ;
  • les lieux culturels (cinémas, théâtres) affichent une croissance de 4,5 % ces derniers mois.

Les jeunes adultes privilégient désormais davantage les bars ou les sorties culturelles, jugées plus conviviales et accessibles.


Une filière en détresse

Les fermetures s’expliquent principalement par des taxes élevées et l’augmentation des cotisations patronales. Près de 40 % des exploitants envisagent une fermeture prochaine s’ils ne bénéficient pas d’aides spécifiques.

Les brasseurs, distillateurs et producteurs de boissons alcoolisées s’inquiètent de cette évolution, qui fragilise toute la filière.


Source : The Drinks Business

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