Des analyses économiques récentes ont mis en exergue le fait que le vignoble local a réduit ses surfaces de production d’environ 12% en 10 ans, que les coûts de production connaissent une hausse significative et qu’en conséquence directe, peu de vignobles s’avèrent rentables !
Les surfaces viticoles sont passées de 99 000 hectares à 88 000 hectares et la proportion de vieilles vignes a augmenté, ce qui réduit la production globale. Les coûts de production ont quasiment doublé en dix ans et cette hausse conjuguée avec la baisse des rendements a fortement pesée sur les marges.
En 2023, seuls 8% des producteurs étaient rentables et 43% confirmaient avoir subi des pertes sensibles. Le revenu moyen des agriculteurs en général dans le pays a chuté de 37% sur une année, ce qui est considérable.
Entre 2014 et 2023, près d’un tiers des producteurs de raisin à chuté d’un tiers, à cadence moyenne de 100 par an qui ont changé de stratégie de production, les petits propriétaires étant les plus fortement impactés.
Malgré tous ces points négatifs, la filière est toujours un contributeur important de l’économie qui représente pratiquement 1% de PIB, soit 3.34 milliards de dollars et soutient environ 270 000 emplois.
Ce secteur d’activité est donc à prendre sérieusement en considération par les politiques locaux, sous réserve de voir un pan de l’économie se déliter progressivement avec des répercutions sur l’emploi qui pourraient être dramatiques à moyen terme.
Source : www.thedrinksbusiness.com
