Le plus grand vignoble de montagne au monde, avec plus de 30 000 hectares en production sur des systèmes de terrasses pentues, à des hauteurs importantes, plus de 1000 mètres quelques fois, est un vignoble difficile à travailler, quasiment impossible à mécaniser par le sol, nécessitant donc une main d’œuvre nombreuse, expérimentée et couteuse…

Les traitements de pulvérisation sont particulièrement compliqués et par ailleurs amènent une perdition importante de produits chimiques qui se répandent dans la nature, pas forcément aux bons endroits, ce qui peut amener une pollution néfaste à l’environnement et contraire aux recommandations généralement admises dans les vignobles européens.

Une expérimentation est donc en cours afin de limiter ses effets négatifs et fait appel au robot pulvérisateur « SCORPION ». C’est un projet mené par l’Université de PORTO en concordance avec l’administration européenne qui mettra en place cette initiative intitulée « SCORPION ou les robots rentables pour une pulvérisation de précision intelligente » ; cette nouvelle technologie robotique aura la faculté de s’adapter aux terrains, aux pentes, aux obstacles et de réduire l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et augmentera aussi les niveaux de mécanisation et d’automatisation en montagne, apportant donc des avantages économiques et environnementaux grâce à une pollution chimique moindre.

Ce robot intelligent aura la faculté de calculer la quantité de produits phytosanitaires  à appliquer sur chaque parcelle, à l’aide de capteurs mesurant la densité de plantation et utilisera le rayonnement UV pour réduire l’utilisation de produits dans les traitements.

Ce projet financé par le programme européen « HORIZON » vise à introduire plus de technologie dans la région tout en la protégeant davantage au niveau environnemental. La plus ancienne région délimitée au monde va ainsi pouvoir devenir performante comme les zones de plaine ou de coteaux plus accessibles et conserver ainsi ses richesses naturelles tout en préservant ses terroirs uniques.

Source : www.oiv.int / Jornal de negocios

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