En Argentine, nous sommes actuellement en plein été, avec des températures torrides autour des 40°, mais contrairement à autrefois, une humidité anormale est venue s’ajouter à ces degrés très élevés et rend les sensations de chaleur suffocantes et insupportables…Il est évident que les champignons et autres parasites animaux en profitent et attaquent davantage les cultures ainsi que le vignoble.

Depuis le mois de juillet dernier, l’organisme SESANA (Service National de Santé et de Qualité Agroalimentaire) a détecté une augmentation très nette de la contamination due au papillon appelée « pyrale » en Europe où il existe aussi, qui contamine par ses larves et chenilles les feuilles de vigne et transmet ce que l’on appelle la teigne ; le raisin se fragmente rapidement au niveau de sa peau et les pourritures diverses et variées s’engouffrent à l’intérieure des baies et c’est le début de la fin pour la consommation humaine.

Les raisins de table qui sont les premiers à être ramassés dans la Province, sont donc touchés les premiers et pour cette année, la future récolte 2022, on sait déjà que plus de 20% des parcelles sont touchées et ne livreront donc pas leurs potentiels. La région de BUENOS AIRES est la première cliente pour ce dessert incontournable en Argentine et se fournit à 80% dans cette région viticole…

Plusieurs solutions sont donc proposées par les autorités, comme le traitement des raisins au bromure de méthyle, afin de les protéger, méthode moyennement efficace puisque limitant la durée d’un état sanitaire correct à seulement 1 semaine au lieu de 3 normalement ; des traitements par voie aérienne ont aussi été réalisés sur la Province, mais cela n’a pas enrayé la progression de la calamité ; enfin dernière solution trouvée, s’alimenter sur d’autres régions viticoles moins ou peu touchées, comme la Patagonie, Salta ou La Rioja, mais qui ne sont pas forcément prêtes pour ce type de commerce.

Les raisins principaux qui constituent ces apports sont les cépages CEREZA, MOSCATEL, CARDINAL et RED GLOBE, généralement à gros grains et donc plus facilement attaquables par les maladies.

Les mois à venir vont être capitaux concernant l’alimentation de la capitale et des grandes villes locales, sachant que la région concernée à déjà investi plus de 300 millions en USD pour lutter contre le fléau….

Source : www.enolife.com.ar

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