En Bolivie, nous ne sommes ni en Espagne, Italie ou France, pays où la filière vin représente souvent des bassins d’emploi de plusieurs dizaines de milliers de salariés et d’entreprises…Cependant environ 4000 familles directement exploitantes et une dizaine de milliers d’autres aux activités périphériques en dépendant. Nous sommes dans la prolongation nord des vignobles argentins et chiliens, en altitude, la vigne est plantée entre 1700m et 3000m, ce qui en fait un des vignobles les plus haut perché du monde, parsemé de cépages français et espagnols, avec une climatologie très proche de certaines régions espagnoles …

Avec le covid-19, la filière dite des boissons alcoolisées n’a pas fait l’objet de plan d’urgence comme dans d’autres secteurs et fait donc figure de zone sinistrée, voire naufragée ! Ici le vin et le « singani » alcool de raisin produit localement sont des produits de luxe !

Le covid-19, qui a entrainé une crise économique majeure, a amené une augmentation de la contrebande de raisin avec l’Argentine et quasiment ruiné les vignerons et producteurs locaux ; la population concentre ses achats sur les produits et aliments de première nécessité et mettra beaucoup de temps à revenir vers le vin et les alcools. La région la plus touchée est la vallée de Tarija, qui vient de faire un poignant appel aux autorités locales pour envisager des mesures afin de sauver la région et ses familles…

Dans le cas d’une réponse négative ou d’une non-réponse, la région se déclarera en état d’urgence, seule solution possible afin d’obtenir de possibles aides financières et logistiques.

Source : www.correodelsur.com

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