Une très bonne analyse du marché indien par Vitisphère a retenu notre attention en ce milieu de semaine, une enquête signée Sharon Nagel.

On y apprend tout d’abord que les indiens consomment chaque année aux environs de 2.8 à 3 millions de caisses de vin par an, dont 25% de vins importés, avec une progression de l’ordre de 25% par an, statistiques effectuées avant le confinement et que ce sont les femmes qui représentent 50% de la population, soit 750 millions de  personnes qui sont les éléments clés de ce marché ! En effet, la consommation des alcools forts par les femmes (spiritueux) est plutôt mal vue en termes d’étique sociale. La vin avec son degré moindre est mieux perçu et porte aussi avec lui une autre image, de luxe et de raffinement, qui permet donc son introduction plus facilement.

Par ailleurs 50% de la population a moins de 25ans, les fameux millennials, qui ne consomment pas ou peu de vin, mais en ont une image plus fascinante que de n’importe quelle boisson, et surtout meilleure pour la santé….

Sonal Holland qui a créé sa propre chaine de magasins pense que l’offre française n’est pas suffisante, et qu’elle se limite simplement à quelques régions viticoles, Languedoc, Rhône et quelques appellations du bordelais, les satellites entre autres. Aujourd’hui l’Inde manque d’offres concernant les rosés, les vins effervescents, les appellations bordelaises à prix raisonnables, comme pour la Bourgogne, il y a un immense travail à faire dans ce sens et pour l’instant c’est l’Italie qui tire son épingle du jeu pour les pays européens.

Par contre ne pas confondre ce marché avec celui de la Chine, d’abord une beaucoup grande disparité dans les régions indiennes au niveau des taxations mais aussi un pays où il faut envisager une progression plus lente, qui prendra en moyenne 3 ou 4 fois plus de temps de pénétration que chez le voisin chinois ; il faut aussi être vraiment raisonnable sur les prix export pratiqués et se limiter à un maximum de 15€ départ si l’on veut garder un espoir dans les ventes.

Point important aussi qui distingue les 2 communautés, indienne et chinoise, le goût boisé est très apprécié en Inde et il faut essayer de vendre avant tout une image de « qualité de vie liée au vin » plutôt que de rester cantonné à des dégustations protocolaires, en costard cravate et robe de soirée si l’on veut atteindre la population de la classe moyenne.

Un webinaire consacré à l’Inde vous attend dans les prochains jours, organisé par Business France et Vitisphère, infos auprès de ces structures. Il reste encore des marchés à conquérir pour les vins français !

Sources : www.Vitisphère.com

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