Il y a quelques semaines, dans une précédente brève, nous avions évoqué que du côté du Sancerrois, un groupe de vignerons avait commencé un gros travail de protection contre les nuisibles en s’aidant des chauves-souris, mammifères particulièrement actifs contre les insectes volants entre autres, ce qui  évitait ainsi la ponte et le développement des chenilles sur les feuilles de vigne…méthode jugée suffisamment efficace pour remplacer des intrants chimiques non souhaités de nos jours…

Aux USA, les vignerons du Comté de SONOMA, une puissante A.V.A. (le plus haut niveau des appellations américaines), presque aussi connue que sa voisine NAPA ou NAPA VALLEY, est en train de développer une autre forme de protection naturelle du vignoble en utilisant des collaboratrices, appelées Chouettes Effraies qui sont elles particulièrement efficaces dans le cadre de la lutte contre les rongeurs, tels les mulots, les musaraignes et autres campaniles, véritables parasites des plants de vigne, surtout les jeunes plants qu’ils dévorent à pleines dents ! La chouette effraie est particulièrement efficace dans la chasse aux rongeurs, plus spécifiquement la nuit grâce à son appareil auditif particulièrement développé, véritable radar qui détecte au bruit ses proies, les localise très rapidement et les tue immédiatement…

On considère qu’une nichée de « chouettes effraies » soit généralement 4 individus, 2 parents et 2 enfants, peuvent anéantir plus d’un millier de rongeurs en l’espace de 3 mois ; résultat des milliers de nichoirs ont été intégrés dans le vignoble, ce qui permet de lutter très efficacement contre ce type de parasite animal, sans avoir recourt aux produits chimiques et en remettant dans le circuit environnemental des animaux qui commençaient à en être exclus du fait de l’urbanisation gallopante. Même la très célèbre Winery GALLO utilise le procédé et montre l’exemple.

Une autre démarche très complémentaire de celle des vignerons du Centre Loire, sachant que chauves-souris et chouettes effraies peuvent cohabiter dans un même milieu agricole, ce qui pourrait compléter d’autres méthodologies comme celles qui utilisent les coccinelles, à savoir valoriser l’utilisation de prédateurs naturels plutôt que d’utiliser des produits mortifères néfastes pour l’homme et son environnement.

Un pas de plus vers la sauvegarde des espèces et de la nature.

Source : OIV/ www.pressdemocrat.com    

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