Comment la Chine se prépare au changement climatique…

vignes chine

Même si nous sommes sur un vignoble très jeune qui n’a qu’une cinquantaine d’années, mais qui est devenu un des plus importants du monde en termes de surfaces plantées, les scientifiques chinois se préparent ardemment au changement climatique et peuvent désormais rivaliser avec les meilleurs laboratoires américains ou européens.


Quand on a commencé à planter des vignes dans le pays, les conditions climatiques étaient déjà complexes et la première étape à franchir a été de faire passer le cap des hivers rigoureux à une espèce végétale qui n’aime pas le froid et les températures inférieures au zéro de l’échelle Celsius. On a commencé à enterrer le vignoble en hiver pour éviter les destructions massives de ceps, on a cherché des variétés hybrides pour affronter les chaleurs de l’été et les sols inadaptés de certaines régions, bref, la viticulture chinoise s’est déjà préparée naturellement à l’adaptation climatologique.


Aujourd’hui le jeune vignoble ressent les effets du réchauffement, et la recherche œnologique chinoise fait de gros efforts pour affronter les problèmes ; on commence déjà aussi à envisager de nouvelles plantations en haute montagne comme dans le Yunnan (région traditionnelle de culture du thé), mais aussi au Tibet, où les hivers sont beaucoup plus rigoureux.


La Chine travaille sur de nouveaux hybrides élaborés à partir de croisement avec  l’espèce Vitis Amourensis, locale résistante au froid avec des variétés européennes venant de Vitis Vinifera ; ce sont quelques 20 000 nouveaux génotypes qui sortent chaque année des laboratoires et parmi ceux la, on trouvera certainement les variantes afin de résoudre les difficultés. On travaille beaucoup avec l’IA pour enregistrer en quelques secondes des aspects comme la couleur, la forme et la taille, permettant d’éliminer rapidement les vignes à résultats peu probants.


Le challenge est double ici, résistance au froid en hiver et à la chaleur en été, les recettes potentielles sont nombreuses, mais peu aboutiront à une culture intensive, tant la sélection est âpre et sévère : la Chine veut devenir un pays producteur de vins de qualité, sinon être le meilleur dans les décennies à venir, un avis sérieux envoyé aux grands pays producteurs européens !


Source : www.avis-vin.lefigaro.fr

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