La semaine passée nous avions parlé des méfaits du Covid-19 sur les problèmes  en Argentine liés à effectuer les vendanges avec peu de main d’œuvre, du fait du confinement et du départ des ramasseurs du nord ainsi que la disparition des femmes des chantiers de cueillette, parties garder leurs enfants à la maison, suite à la fermeture des écoles.

Ici en Californie, le contexte est un peu différent, nous sommes en hémisphère nord et la vendange est rentrée depuis quelques mois ; le gouvernement de l’Etat de Californie a défini lui aussi les règles de confinement et a établi quelles entreprises pouvaient continuer à fonctionner pendant la période de confinement ; les politiques ont ainsi déterminé à la hâte les entreprises dites « essentiels » à la vie des concitoyens et nécessaires à leur survie. Le Comté de Sonoma, dont la vie économique est particulièrement dépendant de l’industrie viticole a défini les secteurs suivants comme devant continuer leur activité : l »agriculture, la pêche, la culture, la transformation et la distribution des aliments, les laiteries, les crèmeries, les établissements viticoles et les brasseries, mais aucune mention des ventes de boissons ou de distribution de boissons, alcoolisées ou non, et surtout aucune mention de ventes de vin ou de bière, par les magasins qui dépendent souvent  de la tutelle de l’Etat.

En conséquence, on peut cultiver la vigne, on peut faire le vin et l’élever, mais on ne peut pas le vendre !

Heureusement le Wine Institute veillait et envoyait à ses membres propriétaires et producteurs de vin une circulaire rectificative, disant que les entreprises viticoles rentraient dans le domaine de l’essentiel et pouvaient donc fournir à d’autres entreprises de la chaîne alimentaire, épiceries et magasins d’alimentation, les fournitures nécessaires à leur bon fonctionnement et ainsi rétablissait la possibilité de pouvoir vendre le vin et aller jusqu’au consommateur. Cet organisme qui ne fait pas partie de l’autorité de tutelle, avant de lancer sa circulaire, a consulté ses meilleurs avocats afin de savoir si la situation était défendable devant une juridiction, ce qui semble donc être le cas !

Grâce au Wine Institute, les citoyens pourront continuer à consommer leurs bières et vins, un détail oublié par les politiques et l’autorité de santé publique.

Il faut rappeler qu’en Italie par exemple, le vin a été déclaré comme faisant partie de la chaine alimentaire des épiceries, et l’autorisation a été donnée aux producteurs de continuer leur production vinicole.

Un oubli qui finit bien et les consommateurs rassurés !

Source : OIV/ Wine Searcher

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