On se souvient que lors de la fin de l’année 2020, l’INAO avait donné son feu vert afin que certaines appellations puissent lier à leur cahier des charges des questions relatives à l’environnement et à la protection de la planète. Cela signifie donc que pour intégrer et revendiquer certaines AOP, les producteurs devront venir avec une certification en poche, que cela soit un label bio (famille AB ou agriculture biologique) ou un label HVE (haute valeur environnementale) voire le label TERRA VITIS.

En ce début du mois de septembre, 4 appellations bordelaises, ENTRE DEUX MERS, MEDOC, HAUT-MEDOC et LISTRAC-MEDOC ont décidé de rentrer dans ce canevas, avec une mise en application dès l’année 2024.

Certaines appellations languedociennes comme FAUGERES (mise en application en 2011) ou l’appellation CORBIERES pour 2024 ont déjà intégré certaines des notions du concept dans le cadre de la définition même de leurs appellations et des obligations qui en découlent.

L’INAO a donc instruit depuis le 9 septembre la demande des appellations bordelaises en rappelant les 3 modalités possibles que peuvent suivre les appellations dans le cadre de ces demandes :

  • Introduire dans le cahier des charges des dispositions agro-environnementales pertinentes et ambitieuses
  • Accompagner les exploitations viticoles vers une certification dans le cadre d’une démarche collective mais en dehors du cahier des charges
  • Introduire dans le cahier des charges une obligation de disposer au niveau de l’exploitation de la certification environnementale ou de la certification en agriculture biologique

Ce type de schéma devrait donc se généraliser pour l’avenir, ce qui tendrait à pousser l’ensemble des producteurs à choisir dans les mois à venir leur orientation sous peine de se voir refuser le droit à l’appellation….

Sources : www.terresdevin.com / www.oiv.int

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