Une entreprise lyonnaise, spécialisée dans la création d’ambiances sonores, ce que l’on appelle aussi des jingles, vient de trouver et de créer un nouveau concept, celui qui permet d’écouter le chant des vins, autrement dit leur musicalité….

Le Président d’ATS STUDIOS, Alain Soulas, s’est un jour posé la question de savoir quel était le son des vins, avant de créer le concept de la « cave sonore ». Cette entreprise spécialisée surtout dans la création de musiques d’attente pour les répondeurs et autres standards téléphoniques, s’est intéressée à la correspondance entre la couleur des vins et le timbre des instruments de musique, à partir de la mesure de leur fréquence ; tout cela pour arriver à créer un algorithme entre les paramètres analysés.

Il explique que la gamme de fréquence d’un vin rouge correspond plutôt à la gamme de fréquence de certains instruments, du violoncelle à l’accordéon ; la couleur du vin diffère suivant le cépage utilisé, le terroir ou la méthode de vinification ; la patte du vigneron apporte sa propre teinte, c’est ce qui va changer le timbre des instruments.

Il y a donc une musicalité de cru, et il faudra donc mettre en forme le langage œnologique et lui donner des équivalences dans le langage musical ; le rythme, l’harmonie ou la mélodie doivent traduire les principaux paramètres du vin, tels le millésime, les arômes, les sols,….

A la fin de cette année, une cinquantaine de cuvées sonores seront produites  à partir de vins célèbres comme le Beaujolais, le Sauternes, le Condrieu ou un Côte-Rôtie ; ces ambiances sonores seront écoutables sur des plateformes de communication ou téléchargées via un QR code apposé sur la bouteille. Un projet similaire va voir le jour aussi pour le thé et la bière, sachant qu’un investissement pour arriver à produire le son de son vin, coûtera entre quelques milliers d’euros à quelques dizaines de milliers d’euros.

Source : AFP/ www.rtbf.be/ www.leprogres.fr

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